Grands projets réalisés

Aménagement de la promenade Samuel-De Champlain

CCNQ, Graph Synergie

Avant-projet

Une idée audacieuse, une conjoncture propice

À la fin des années 1980, les compagnies pétrolières dont les réservoirs ponctuaient le paysage et qui occupaient une partie importante du littoral ont entrepris de démanteler leurs installations.

En 1997, peu après sa création, la Commission de la capitale nationale du Québec envisage déjà le réaménagement du boulevard Champlain. Le 17 juin 1997, les maires de la Communauté urbaine de Québec votèrent à l’unanimité une résolution (C-97-114) pour ramener la vitesse à 50 km/heure sur cette artère, et ainsi améliorer la sécurité des piétons et des cyclistes.

La Commission rassemble alors certains partenaires, soit les Villes de Québec, de Sainte-Foy et de Sillery, la Communauté urbaine de Québec et le ministère des Transports du Québec. Un protocole d’entente est signé en décembre 1999, dans lequel ils s’engagent à entreprendre une démarche conjointe et solidaire pour donner une vision commune au boulevard Champlain. La zone d’intervention alors définie s’étend des ponts de Québec jusqu’à Place-Royale et comprend le territoire entre le fleuve et le sommet de la falaise.

La Commission et ses partenaires venaient ainsi de poser le premier jalon d’un projet rassembleur de grande envergure.

Un projet ambitieux

Au départ, le projet se voulait une vision d’ensemble pour toute la zone d’intervention longeant le fleuve sur plus de 12,5 km de long. Ce projet ambitieux ne pouvant être réalisé dans son ensemble pour des impératifs d’ordre budgétaire ou de faisabilité, il a été décidé de concentrer les efforts sur le secteur qui pouvait offrir le plus à l’intérieur des budgets et de l’échéancier extrêmement serré. Ainsi, c’est un tronçon de 2,5 km de long, situé entre le quai Irving et la côte de Sillery, qui a été ciblé.

Évalué à 70 M$, ce projet devient le legs durable du gouvernement du Québec à sa capitale pour 2008, un peu à l’image de ce que furent les plaines d’Abraham pour 1908.

Enjeux du projet

L’enjeu majeur du projet demeurait la nécessité d’inhiber le caractère autoroutier du boulevard Champlain, tout en conservant une voie d’accès routier à caractère national. D’autres enjeux s’y sont greffés, tels que :

  • le maintien de la sécurité routière
  • l’abaissement de la vitesse
  • la construction de stationnements en parallèle le long du boulevard (pierre angulaire de la reconfiguration du boulevard)
  • la conception d’une route davantage axée sur le paysage.

Les impacts du projet

Le projet de la promenade Samuel-De Champlain se veut exemplaire. Les impacts environnementaux, considérables, sont pour la très grande majorité fort positifs :

  • propriété publique des lieux
  • décontamination des sols
  • rétablissement des paysages naturels
  • parcours linéaires continus pour les piétons et les cyclistes
  • gestion considérablement améliorée des interfaces entre les piétons et les automobilistes
  • maintien des accès au cœur de la cité, particulièrement au port de Québec

Le seul impact négatif appréhendé était relié à la période du chantier de construction, mais tous les efforts raisonnables ont été consentis par la Commission et ses partenaires afin de les minimiser.

Pour une information supplémentaire, consultez le site Internet du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement.

Le corridor du Littoral

À l’automne 2006, la Commission a inauguré le corridor du Littoral, chaînon manquant de la Route verte dans l’agglomération métropolitaine de Québec. Long de 3 km, le corridor s’étend du port de Québec à la côte de l’Église.

Boulevard Champlain avant les travaux