Place des Canotiers
La place des Canotiers est située entre le fleuve Saint-Laurent et la rue Dalhousie, dans le Vieux-Québec.
Cette place est une fenêtre unique sur le fleuve Saint-Laurent au cœur du Vieux-Québec et constitue la principale porte d’entrée maritime pour les croisiéristes lorsqu’ils mettent pied à terre dans la capitale.
Conçue pour redonner ses lettres de noblesse à un site auparavant occupé par un stationnement à ciel ouvert, la place des Canotiers s’avère le plus vaste espace public du Vieux-Québec, avec plus de 15 000 mètres carrés accessibles aux résidents et aux visiteurs. La place offre également 397 places de stationnement concentrées dans un stationnement étagé localisé au nord du site, des toilettes publiques et un point d’eau.
Informations pratiques
La place des Canotiers est un grand espace public ouvert à l’année.
Toilettes publiques – 7 h à 23 h
Vitrine CCNQ – mercredi au dimanche de 11 h à 18 h
Le stationnement est payant et peut accueillir 389 véhicules. Quatre bornes de recharge payantes pour véhicule électrique sont également disponibles.
Parcours 1 et 11. Consultez le site du Réseau de transport de la Capitale (RTC) pour plus de détails.
Les toilettes publiques situées à la place des Canotiers sont accessibles d’avril à novembre de 7 h à 23 h.
Les chiens tenus en laisse sont les bienvenus.
Un escalier mène à un belvédère offrant une vue à couper le souffle sur la place publique, le fleuve et le Vieux‑Québec.
En été, 74 brumisateurs et 50 jets d’eau sont mis à votre disposition pour vous rafraîchir.
Tout groupe de plus de 30 personnes doit obtenir au préalable une autorisation de l’équipe des occupations. Pour plus de détails, consultez la section occupations et locations
Histoire et concept
Le réaménagement du stationnement de surface de la rue Dalhousie afin d’en faire une place publique s’inscrit dans un processus de réappropriation du fleuve Saint-Laurent par les Québécois, dans la lignée des projets de la plage Jacques-Cartier, de la promenade Samuel-De Champlain, de l’anse Brown ou de la baie de Beauport. Dans cet esprit, il permet un dialogue entre le Vieux-Québec et le fleuve.
Inspirée des quais de bois du 19e siècle, la place des Canotiers propose une réappropriation de ce lieu historique d’accueil des visiteurs en offrant le fleuve à la ville. Ses parterres proposent des zones de détente tandis que le dallage texturé des allées rappelle les ondulations de l’eau, perceptible depuis les anciennes rues du port. Par intermittence, un voile d’embrun couvre la surface des lieux. Des parcours obliques incitent à la découverte d’œuvres en arrimant les quais à l’urbain.
Au nord, des strates de bois logent un long parcours cadré qui surgit au milieu de jardins suspendus, conduisant à un belvédère vertigineux. La place se révèle alors, amarre de verdure entre la ville historique et le fleuve qui l’a fait naître. Derrière l’artéfact de bois se dissimule un stationnement étagé qui aura permis de libérer toute l’emprise du site, permettant aux Québécois de renouer avec leurs origines maritimes et d’accueillir les visiteurs de tous horizons.
La place se compose de six grands espaces : l’espace observation qui borde le quai Chouinard, l’espace de représentation dans l’axe de la côte de la Montagne, l’espace mémoire qui rappelle la végétation typique de l’écosystème des berges du Saint-Laurent, l’espace de contemplation offrant une échelle plus intime, l’espace civique qui sera l’espace d’animation principal et finalement la grande terrasse de bois et le mur artéfact qui rappellent la composition des anciens quais de bois qu’on trouvait jadis sur le site. Un grand escalier mène à un belvédère vertigineux offrant une vue à couper le souffle sur le fleuve Saint-Laurent, le cap Diamant et le Vieux-Québec.
D’une superficie totale de près de 20 000 mètres carrés, la place des Canotiers est ouverte au public depuis le 9 juin 2017.
Signification de la dénomination
La désignation « place des Canotiers » renvoie ici à une réalité spécifique de la culture québécoise, soit la traversée du fleuve en canot, notamment l’hiver et particulièrement à la hauteur de Québec. Née de la nécessité de créer un lien vital entre les deux rives du Saint-Laurent, cette pratique est documentée depuis le 17e siècle, d’abord chez les Amérindiens puis chez les colons français. Au 19e siècle, elle a donné naissance au métier de passeur, lequel avait pour délicate mission de transporter personnes, marchandises et courrier entre Lévis et la capitale, et ce, en toute saison.
Avec la modernisation des transports au 20e siècle, la nécessité de franchir le grand fleuve en canot s’est graduellement estompée. Parallèlement à ce déclin s’est développée la pratique sportive du canot à glace, toujours vivante et aujourd’hui désignée comme faisant partie du patrimoine immatériel du Québec. La dénomination « place des Canotiers » rend hommage à tous ceux et celles qui ont fait vivre et gardent vivante cette manifestation culturelle spécifiquement québécoise.