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Observer les oiseaux au parc des Moulins 

Le parc des Moulins dans l’arrondissement Charlesbourg est réputé pour ses nombreux attraits. En plus de bénéficier d’aménagements paysagers exceptionnels et de points de vue pittoresques sur la rivière du Berger, saviez-vous que c’est également un endroit réputé pour observer les oiseaux ? Maurice Raymond du Club d’ornithologie de Québec (COQ) fréquente depuis 15 ans les sentiers de ce parc pour s’adonner à sa passion pour l’observation des oiseaux.  

Moucherolle phébi au parc des Moulins © CCNQ, Caroline Gaudreault

La forêt est bien présente tout autour du parc des Moulins qui est aussi le site de l’ancien Jardin zoologique du Québec. Cela fait de l’endroit un lieu propice pour croiser une grande variété d’oiseaux. Les mois de mai et juin sont aussi les meilleurs moments de l’année pour s’adonner à ce passe-temps qui rallie de nombreux adeptes. Le COQ, qui est le plus ancien regroupement d’amateurs d’oiseaux francophone de la province, compte 700 membres. 

Chardonneret jaune à travers les branches. ©CCNQ, Caroline Gaudreault 

Au moins deux fois par année, le COQ convie ses membres à une sortie d’observation au parc des Moulins. Armés de jumelles et de leurs appareils photo, les ornithologues amateurs sont à l’affût du moindre mouvement à travers les branches. Avec l’expérience, Maurice Raymond a surtout appris à écouter. « L’ornithologie se fait beaucoup à l’oreille. Quelqu’un qui commence n’a pas cette notion-là. Moi, quand je me promène, j’écoute et j’entends les différents chants des oiseaux. Ici, c’est un chardonneret qui se fait entendre. » 

Canard colvert près de la rivière du Berger. © CCNQ Caroline Gaudreault

Grâce aux habitats diversifiés du parc des Moulins comprenant des marais, des secteurs boisés, des zones humides et des conifères, plusieurs espèces d’oiseaux s’y réfugient. La présence de la rivière du Berger et d’un ruisseau serpentant les sentiers attirent notamment les oiseaux qui apprécient les cours d’eau. Les canards colverts, bien sûr, sont au rendez-vous. À cette période de l’année, les mâles veillent au grain alors que les femelles gardent précieusement le nid. 

Plusieurs mangeoires sont aménagées au parc des Moulins. ©CCNQ, Caroline Gaudreault

Les colibris fréquentent aussi le parc des Moulins où des mangeoires sont disposées à leur intention à quelques endroits stratégiques. « Lorsqu’il ne fait pas soleil, ça bouge moins, précise Maurice Raymond. Regarde là, on voit une sittelle à poitrine blanche », précise-t-il, toujours à l’affût. Comment parvenir à identifier tous ces oiseaux ? Maurice Raymond utilise l’application eBird et note tout ce qu’il observe. Ce jour-là au parc des Moulins, 26 espèces d’oiseaux différentes ont été répertoriées pendant une balade d’environ 4 km. La paruline bleue, ci-bas, a notamment été croisée au fil de la balade. « Je prends moins de photos aujourd’hui parce que ma collection est assez imposante. Je les ai pas mal tous pris ! »

Paruline bleue au parc des Moulins. ©Maurice Raymond

Des oiseaux rares s’aventurent parfois au parc des Moulins. Un guiraca bleu a notamment suscité un vif intérêt l’automne dernier. « C’est très rare au Québec. Il ne vient pas jusqu’ici d’habitude. Ç’a attiré beaucoup de monde, même de Montréal. Je n’ai pas pris de photo de l’oiseau, mais j’en ai vu une où il y avait peut-être 50 personnes devant une mangeoire en attente du Guiraca », raconte M. Raymond. Un faucon gerfaut a également marqué le souvenir de l’ornithologue amateur. « Ç’a été une seule fois ! Il y a eu aussi des becs-croisés des sapins qui ont attiré beaucoup de monde. » Dès qu’un oiseau rare est aperçu, un réseau téléphonique se met en branle pour prévenir les membres du club d’ornithologie. 

Des indications sur les oiseaux agrémentent les sentiers du parc. ©CCNQ, Caroline Gaudreault

En plus des mangeoires que l’on retrouve en été dans le parc des Moulins, des panneaux indiquent les différentes espèces les plus courantes que l’on peut croiser au gré d’une balade dans les sentiers. Lors de cette sortie en mai, sept espèces de parulines différentes ont été observées, un urubu à tête rouge, un pic maculé, un pic flamboyant et un grand pic, des mésanges à tête noire, bien sûr, et aussi quelques surprises, comme un butor d’Amérique observé non loin d’une mangeoire au sud-ouest du parc des Moulins.  

Maurice Raymond fréquente depuis 15 ans le parc des Moulins pour observer les oiseaux. ©CCNQ, Caroline Gaudreault

À ce jour, Maurice Raymond a observé 292 espèces d’oiseaux différentes et photographié 228 oiseaux lors de ses sorties dans les parcs au Québec. En plus du parc des Moulins, il affectionne particulièrement le domaine de Maizerets, une oasis en pleine ville, pour s’adonner à son passe-temps.  

Le parc des Moulins est un endroit à découvrir dans l’arrondissement Charlesbourg. ©CCNQ, Caroline Gaudreault

Le parc des Moulins est en endroit fantastique pour y observer les oiseaux, mais c’est aussi un lieu idéal pour la détente. Pourquoi ne pas en profiter durant la belle saison pour déambuler au bord de l’eau en admirant les rocailles et les magnifiques aménagements paysagers ! Une zone avec abris et jeux d’enfants est de plus spécialement aménagée pour les pique-niques en famille. Ce parc, propriété de la Commission de la capitale nationale du Québec, est situé au 8191, avenue du Zoo.

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