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Faire revivre la tradition de la cabane à sucre pour une bonne cause 

Après trois ans d’interruption en raison de la pandémie, les activités ont repris à la petite cabane à sucre urbaine du parc du Bois-de-Coulonge. L’eau d’érable sera transformée dès la fin de semaine sous l’œil attentif du sucrier. Aujourd’hui, la matinée a été consacrée à la confection des cornets au beurre d’érable. Ces petits délices sucrés seront offerts aux visiteurs qui sont fidèles au rendez-vous depuis maintenant 17 ans. 

© CCNQ, Caroline Gaudreault

Abandonnée pendant plus de 20 ans, la petite cabane du parc du Bois-de-Coulonge a repris vie en 2004 à l’initiative de Léandre Cloutier, un ancien enseignant et administrateur qui souhaitait s’impliquer auprès de l’école Saint-Michel, une institution qui accueille notamment des élèves autistes. Même si, cette année, il dirige encore les opérations avec son épouse, M. Cloutier a entrepris de passer progressivement le flambeau de son œuvre caritative à la relève, d’ici trois ans. Depuis les tous débuts, l’ensemble des profits de la cabane à sucre sont versés à la Fondation de l’école Saint-Michel pour encourager la réussite scolaire des élèves et doter le secteur de l’autisme de matériel adapté. Un montant de 425 000 $ a été recueilli jusqu’ici. 

© CCNQ, Caroline Gaudreault

Avec une collègue de l’école Saint-Michel, Francis Breau a la ferme intention de perpétuer la tradition de la cabane à sucre du parc du Bois-de-Coulonge pour encore longtemps. Éducateur depuis 33 ans, il constate que cette initiative a permis d’offrir de précieux services à des jeunes autistes, notamment. Comme des dizaines d’autres parents et enseignants, M. Breau s’implique comme bénévole depuis des années auprès de l’œuvre caritative. 

© CCNQ, Caroline Gaudreault

La matière brute, l’eau d’érable, est récoltée en petite quantité au parc du Bois-de-Coulonge. Le gros de la production est assuré par des producteurs acéricoles de la région, partenaires de l’activité. La tire d’érable, le sucre, le beurre et les petits cornets seront vendus aux visiteurs pendant trois fins de semaine. Et il en faut des produits de l’érable pour contenter les dents sucrées ! Chaque année, la cabane à sucre reçoit en moyenne 10 000 visiteurs. 

Une cinquantaine d’entailles sont réalisées dans l’érablière entourant la cabane à sucre du parc du Bois-de-Coulonge. On est bien loin des 2000 entailles qui étaient autrefois réalisées sur le domaine ! Mais qu’à cela ne tienne, la sève récoltée dans les chaudières permet au sucrier bénévole, Jean-Guy Dorval, d’enseigner les secrets de l’acériculture aux visiteurs, toujours très curieux d’en apprendre davantage sur cette tradition. Chez les Dorval, la passion s’est transmise de père en fils. 

© CCNQ, Caroline Gaudreault

Au parc du Bois-de-Coulonge, il s’agit bien d’un retour aux sources pour cette activité des sucres qui était autrefois fort prisée au printemps. Le lieutenant-gouverneur Eugène Fiset, fervent amateur de ce nectar sucré, avait comme habitude d’offrir à ses visiteurs prestigieux, quelques échantillons des produits de l’érable confectionnés sur ses terres. La cabane actuelle date de 1962. 

© CCNQ, Caroline Gaudreault

La Commission de la capitale nationale du Québec prête gracieusement les installations pour cette activité des sucres liée à la Fondation de l’école Saint-Michel. Une visite des lieux permet également d’en apprendre davantage sur l’acériculture, une tradition bien implantée dans la culture québécoise et la capitale. Quelques panneaux d’interprétation sont en effet installés aux alentours de la cabane à sucre qui a conservé un petit cachet d’antan.  

Depuis la matinée, 800 cornets au beurre d’érable ont été confectionnés par les valeureux bénévoles. Il n’y a pas à dire, la relève de cette belle cause est en route et la tradition de la cabane à sucre au Bois-de-Coulonge, espérons-le, n’est pas près de s’éteindre.  

La cabane à sucre du Bois-de-Coulonge au profit de la Fondation de l’école Saint-Michel se tiendra les 25 et 26 mars, les 1er et 2 avril ainsi que les 8 et 9 avril de midi à 16 h 30. 

© CCNQ, Caroline Gaudreault

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