— Actualités
Réfection du mur d’enceinte du parc des Moulins

Des travaux majeurs sont en cours au parc des Moulins afin de restaurer le mur d’enceinte qui longe l’avenue du Zoo. Cette intervention d’envergure vise à assurer la pérennité d’un élément emblématique du site tout en respectant son apparence d’origine.
Un chantier patrimonial d’envergure

Commencés il y a maintenant trois semaines, les travaux se concentrent sur la réfection à l’identique du mur, incluant le portail principal ainsi que toute la section s’étendant du nord vers le sud. Une clôture est également mise en place face à la maison Richard afin d’assurer la sécurité des usagers pendant la durée du chantier.
Le mur présentait d’importants problèmes d’infiltration, et le noyau de maçonnerie était fragilisé, compromettant sa solidité. Ces travaux essentiels visent donc à préserver l’intégrité structurelle de l’ouvrage et à restaurer son caractère d’origine.
Ce chantier se poursuivra jusqu’à la période des Fêtes et se terminera en 2026.
Le mur d’enceinte du parc des Moulins : un retour aux intentions originales
Au fil des décennies, le mur d’enceinte a connu diverses transformations qui l’ont éloigné de sa conception d’origine. Consciente de la valeur patrimoniale de cet élément paysager, la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) a choisi de revenir à un modèle plus fidèle à l’idée initiale, restaurant ainsi l’intégrité architecturale et l’esprit du projet de l’architecte Sylvio Brassard.
Un choix à la fois patrimonial, pragmatique et social

En avril 1930, le gouvernement du Québec établit une ferme expérimentale d’élevage d’animaux à fourrure sur le site de l’ancien domaine Saint-Pierre. L’année suivante, le projet s’élargit avec la création d’un jardin zoologique, qui offre du travail à de nombreux chômeurs frappés par la crise économique.
Dès le départ, une clôture en fer forgé devait marquer les limites du site et contrôler l’accès depuis le rang Saint-Pierre (aujourd’hui l’avenue du Zoo). Finalement, les autorités optent pour un mur en pierre, un choix qui répondait mieux à la volonté d’offrir des emplois et d’embellir la propriété.
Ce mur, surmonté d’un chaperon en bardeaux de cèdre et orné de portails en fer forgé, s’harmonisait avec les maisons de l’architecte Sylvio Brassard, inspirées du courant régionaliste québécois.
Un retour aux sources
Près d’un siècle plus tard, la réfection du mur s’inscrit dans la même approche. Le choix des matériaux, dont l’acier pour renforcer certaines sections, illustre le lien entre les impératifs économiques des années 1930 et les enjeux actuels de durabilité.